Lo que voy a ser cuando crezca!

L’autorisation d’aller sur la Lune

Moon Express devient la première compagnie privée à avoir l’autorisation d’aller sur la Lune

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Le gouvernement américain a autorisé l’entreprise spatiale privée Moon Express à conduire une mission vers la Lune. C’est la première fois qu’une autorisation est délivrée pour une mission au-delà de l’orbite terrestre. Mais beaucoup reste à faire.

C’est une grande première. Le gouvernement américain vient d’autoriser une compagnie spatiale privée à quitter l’orbite de la Terre pour une mission. L’équivalent d’un visa pour la Lune, en somme.

C’est la petite entreprise Moon Express qui a décroché le sésame. Elle a annoncé avoir obtenu l’autorisation fédérale mercredi 3 août. Une information que la FAA (Federation Aviation Administration) a rapidement confirmée.

L’entreprise souhaite envoyer un atterrisseur robotique sur la Lune d’ici fin 2017. Certes, le vaisseau doit encore être fabriqué et testé. Mais l’autorisation officielle est déjà une première grande étape.

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Est-ce mettre la charrue avant les bœufs ? Non, quand on sait comme les validations administratives sont une terreur pour les entreprises spatiales. On se souvient ainsi de SpaceX, qui avait subi de près les affres de la bureaucratie avant de pouvoir amorcer quoique ce soit.

Absence de jurisprudence pour la Lune

Plusieurs agences fédérales américaines, parmi lesquelles le département d’État, la Nasa et le FAA, ont signé le plan présenté par Moon Express un peu plus tôt dans l’année.

“Il n’existait aucun cadre légale pour des missions privées au-delà de l’orbite terrestre. C’est la raison fondamentale qui a poussé Moon Express à proposer un cadre et combler ce vide en vue de la mission lunaire de 2017”, explique le PDG de Moon Express, Bob Richards, à Mashable, dans un e-mail.

De nombreux obstacles à surmonter

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Une illustration de l’atterrisseur de Moon Express sur la Lune.
MOON EXPRESS

Avec cette permission en poche, Moon Express doit encore construire et tester son vaisseau. Ce dernier devra être capable d’atterrir sur la Lune et d’accomplir une série de tâches s’il veut gagner la compétition Lunar X-Prize et ses 30 millions de dollars (27 millions d’euros). Ce concours, organisé par Google, doit donner un coup de pouce à la toute jeune industrie du vol spatial privé.

“Nous avons fait sauter la barrière législative, la barrière qui nous empêchait de lancer un vaisseau vers la Lune en 2017. Désormais, on peut revenir aux challenges que nous sommes capables de résoudre par nous-même : construire le vaisseau Moon Express et gagner de l’argent”, explique Bob Richards.

En soi, cette autorisation est déjà une première victoire : “L’autorisation pour la mission de 2017 est un grand accomplissement pour Moon Express, car nous ne pouvions pas la lancer sans l’avoir”, affirme Bob Richards. “C’est aussi à marquer d’une pierre blanche. Le gouvernement américain a appuyé le secteur des vols spatiaux commerciaux. Cela ouvre le chemin pour tout le monde pour des vols au-delà de l’orbite terrestre.”

Une autorisation pour tous ?

Le cadre réglementaire qui découle de la décision pourrait conduire davantage d’entreprises à envoyer des engins au-delà de l’orbite de la Terre. Car pour le moment, en plus d’être limitées dans leurs destinations, les compagnies privées doivent affronter une série de démarches administratives qui vérifient que la mission et les véhicules lancés sont sûrs et ne contreviennent à aucun traité international pour l’espace.

Moon Express n’est pas seul : d’autres entreprises sont en compétition pour le Lunar X-Prizeet d’autres, comme SpaceX, voit déjà au-delà : la planète Mars. En théorie, toutes ces entreprises devraient désormais pouvoir utiliser le cadre légal développé par Moon Express – ou quelque chose de similaire – afin de se lancer vers la Lune et au-delà. Cependant, le communiqué de la FAA précise que même si la décision a été en faveur de Moon Express, cela ne revient pas à assurer que “toutes les missions spatiales non-traditionnelles” seraient à l’avenir approuvées.

Autorisation à la discrétion de chaque pays

Le processus d’approbation s’est focalisé sur la sécurité de l’engin ainsi que sa conformité avec le Traité de l’espace des Nations-Unis. Celui-ci stipule entre autres que personne ne peut revendiquer de terre ailleurs que sur la Terre. Il établit aussi que chaque pays doit superviser les activités de ses compagnies spatiales privées. C’est pour cela que la FAA et les autres agences fédérales spatiales américaines ont eu autorité pour approuver la mission de Moon Express, entreprise américaine.

John Logsdon, professeur émérite de science politique et de relations internationales à l’Université George Washington, a déclaré que l’approbation obtenue par Moon Express était un grand pas en avant pour les entreprises spatiales privées.

“Si une économie extra-terrestre se développait dans les décennies ou siècles à venir, cette autorisation pourrait faire office de premier pas vers ce futur”, a déclaré à Mashable John Logdson. “Mais le processus alambiqué pour obtenir l’autorisation suggère aussi qu’il faudra commencer par rationaliser l’approche du gouvernement concernant l’exploration spatiale privée. Beaucoup reste à faire.”

– Adapté par Romain Houeix. Retrouvez la version originale sur Mashable.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

mashable.france24.com/monde/20160804-moon-express-autorisation-privee-lune

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